L'herboristerie et la loi 1941

Créée par Adeline "Kaffaniata" Borderie | |   Naturopathie

Je vais vous parlez d'un sujet qui me tient à cœur vu que c'est le métier que je souhaitais exercer lorsque j'étais déjà toute petite. Mais en grandissant on m'a expliqué que non je ne pourrais pas sans être pharmacienne. Ce beau métier est celui d'herboriste.

Mais d'abord l'herboriste c'est quoi ?

C'est une personne habilitée à vendre des plantes médicinales. Cette définition est bonne jusqu'en 1941. Trop de choses faites en dépit du bon sens (avortements sauvages, ...) Philippe Pétain a décidé que seuls les pharmaciens ayant une officine pouvaient vendre et délivrer des plantes à usage médicinal.

Hors voila dans beaucoup d'autres pays pour citer le Québec, La suisse, ... le diplôme d'herboriste est délivré après une formation (assez longue) a des personnes qui ne sont ni médecins, ni pharmaciens de base.
La formation comprend tout sur l'art de soigner par les plantes, mais aussi une adaptation moderne avec l'interaction aux médicaments, des cours d'anatomie, ... bien que très chère cette formation est idéale.

Cependant une fois sur le sol Français vous n'aurez aucun droits de pratiquer.

" En d'autres termes, l'herboristerie a été interdite "sous la pression de l'ordre des pharmaciens"– qui détiennent désormais le monopole de la vente et du conseil en matière de plantes médicinales –, explique Jean-Luc Fichet, sénateur PS "

Alors voila nous en sommes la, seuls les pharmaciens on accès a une liste de 339 plantes. Après des années de concertation, en 2008, 148 plantes de la pharmacopée ont été libérées dans le domaine public, et peuvent depuis "être vendues par des personnes autres que les pharmaciens, sous la forme que la liste précise".

Figurent dans cette liste des plantes parfois aussi communes que la menthe ou la lavande. Et voila ça coince une fois de plus, cette liste est utilisable mais certaines plantes seraient beaucoup plus efficace sous une autre forme que celle proposait à la vente.

Hors les pharmaciens au vu de leurs peu de qualification dans le domaine de l'herboristerie ont accès a une richesse et ne l'utilisent pas.

EX : La prèle on dit que pour être efficace contre les rhumatismes son dosage est de 15gr en infusion, aujourd'hui les pharmaciens la vende sous forme de gélule à hauteur d'un dosage de 0.2gr.

Autre point les pharmaciens aujourd'hui ne sont pas toujours regardant sur la provenance de leur plantes, 80% viennent des pays étrangers. Comment peut on dans ce cas être sur des molécules chimiques qui garantissent le processus de guérison ? Car pour être herboriste, "il faut maîtriser toute la chaîne : cueillette et production, transformation, conseil, distribution"

"Le diplôme de pharmacien ne paraît pas adapté à la connaissance des plantes. S'il existe une formation dans le cursus, celle-ci est bien mince au regard du savoir qu'il est nécessaire d'acquérir dans ce domaine", indique le texte en préambule de loi.

Et moi dans tout ça ?

Je suis naturopathe, nous utilisons la phyto et l'aromatherapie pour palier à certains problèmes, sauf que ne pouvons pas prescrire de remèdes, ni de plantes, même si notre formation dans ce domaine est plus que complète.

Comment utilisent-on les plantes médicinales ? Les plantes médicinales sont préparées par infusion, par décoction ou par macération. Leur mode d'utilisation est varié :

  • par ingestion : sous forme de tisanes ou de poudre incorporée aux aliments
  • par bain de bouche et gargarismes
  • par fumigation ou sous forme de cigarettes à fumer
  • par application sur la peau : lotion ou fomention (compresses),
  • cataplasmes par le bain de tout ou partie du corps
  • par injection ou lavement

Alors voila ce que les praticiens en médecines douces et les futurs herboristes demandent : Instaurer un diplôme reconnu, afin de pouvoir conseiller et "avoir pignon sur rue" ainsi qu'une liste de plantes à la vente libre plus juste et logique.

La loi de 1941 n'est pas passée pour rien, trop de choses faites et dites sans véritable connaissances dans le domaine. Nous connaissons les risques de cette pratique tellement riche et bénéfique si elle est pratiquée dans de bonnes conditions que cela soit chez les pharmaciens comme chez les futurs herboristes.

Pharmaciens, et si on collaborait ?

Dans le contexte actuel, je me prends à rêver à une collaboration avec une pharmacie, un lieu qui remettrait l'herboristerie au centre des soins, ou je pourrais apporter mes conseils et transmettre mes connaissance, en accords avec la loi et dans une démarche de partage !

Retour
Etagère de jares remplies de remèdes
Etagère de jares remplies de remèdes